top of page
Modern Architecture

Sécurité incendie en ERP : 10 points à surveiller pendant l’exploitation

Contrôle et surveillance d'un ERP
la maîtrise de la sécurité pendant l'exploitation

Un ERP peut-il rester sûr dans le temps ?


Un établissement peut être parfaitement conforme lors de sa construction ou de son ouverture et présenter, quelques années plus tard, des écarts significatifs. Exploitation, travaux, stockage, changement d'activité, évolution des effectifs : la sécurité incendie d'un ERP doit être maintenue dans le temps.

Guide pratique · Mise à jour 2026


Un établissement recevant du public peut être parfaitement conforme lors de sa construction, de son aménagement ou de son ouverture… et pourtant présenter plusieurs années plus tard des écarts importants en matière de sécurité incendie.

Pourquoi ?

Parce que la sécurité incendie d’un ERP ne repose pas uniquement sur la conception du bâtiment ou sur la présence d’équipements réglementaires. Elle dépend également de la manière dont l’établissement est exploité, entretenu, transformé et utilisé au quotidien.

Stockage dans une circulation, porte coupe-feu maintenue ouverte, local technique transformé en réserve, modification d’un cloisonnement, changement d’activité, augmentation des effectifs, travaux réalisés sans analyse de leur impact sur la sécurité : ces situations peuvent progressivement modifier les conditions qui avaient permis à l’établissement d’être autorisé.

Le règlement de sécurité impose d’ailleurs des mesures qui concernent directement l’exploitation : entretien des installations, consignes, formation du personnel, registre de sécurité et maintien des équipements en état de fonctionnement.

La question n’est donc pas seulement :

« Mon ERP est-il conforme ? »

Mais également :

« Les conditions d’exploitation actuelles correspondent-elles encore aux conditions de sécurité prévues pour mon établissement ? »

C’est cette différence entre conformité théorique et sécurité réellement maintenue qui mérite d’être surveillée.



1. Les dégagements : le premier indicateur d’une dérive d’exploitation

Les circulations, escaliers, couloirs et sorties constituent un élément fondamental de la stratégie d’évacuation.

Pourtant, ce sont également des espaces qui sont très facilement utilisés au quotidien pour d’autres fonctions : stockage temporaire, présentation de marchandises, mobilier, décoration, équipements, chariots, cartons ou matériels divers.


Cette situation est particulièrement fréquente dans les commerces, restaurants, établissements scolaires, établissements de soins ou bâtiments administratifs recevant du public.

Le problème n’est pas uniquement esthétique.

Un objet placé dans un dégagement peut :

  • réduire la largeur réellement disponible ;

  • ralentir l'évacuation ;

  • créer un obstacle ou un risque de chute ;

  • gêner l'ouverture d'une porte ;

  • compliquer l'évacuation des personnes en situation de handicap ;

  • perturber l'intervention des secours.


La réglementation prévoit des exigences précises concernant les dégagements et les sorties, notamment en fonction de l'effectif susceptible d'être accueilli. (voir les principes fondamentaux)

Il faut donc contrôler non seulement les plans, mais également la situation réelle.


Le bon réflexe

Ne contrôlez pas uniquement les dégagements lors de la visite de la commission de sécurité.

Observez-les pendant une journée normale d’exploitation.

C’est souvent à ce moment que les écarts apparaissent.

2. Les portes coupe-feu : un dispositif efficace… seulement si elles peuvent réellement jouer leur rôle

Une porte résistante au feu n’est pas un simple élément de menuiserie.

Elle participe au compartimentage et à la limitation de la propagation du feu et des fumées.

Pourtant, dans de nombreux ERP, les portes sont maintenues ouvertes pour faciliter les déplacements du personnel, améliorer le confort ou simplifier l'exploitation.

Cale, extincteur, meuble, carton ou objet quelconque placé devant la porte : le dispositif de fermeture peut alors devenir inopérant.

Le règlement prévoit précisément les conditions dans lesquelles certaines portes résistantes au feu peuvent être maintenues ouvertes et impose, lorsque cela est nécessaire, leur fermeture par des dispositifs adaptés et leur asservissement aux systèmes de sécurité.


Le contrôle doit donc porter sur deux éléments différents :

La porte est-elle techniquement conforme ?

et

Est-elle effectivement utilisée conformément à sa fonction ?

Cette distinction est essentielle.

Une porte coupe-feu parfaitement entretenue mais systématiquement bloquée en position ouverte ne remplit plus correctement sa fonction au moment où elle est nécessaire.

Gestion des issues
Les dégagements doivent rester immédiatement disponibles pour l'évacuation du public et l'intervention des secours.

3. Les locaux de stockage : un risque qui augmente souvent progressivement

Le stockage constitue l’un des meilleurs exemples de dérive progressive d’un ERP.

Un local initialement prévu comme espace technique, bureau ou réserve peut progressivement recevoir :

  • des cartons ;

  • du mobilier ;

  • des archives ;

  • des produits d’entretien ;

  • des emballages ;

  • des équipements électriques ;

  • des matériaux combustibles.

Le risque peut alors évoluer sans qu'aucune modification administrative formelle n'ait été réalisée.

Il faut notamment se demander :

Qu’est-ce qui est aujourd’hui stocké dans ce local ?

Quelle était sa destination initiale ?

Le niveau de risque correspondant a-t-il été pris en compte lors de la conception ou de la dernière modification de l’établissement ?

Les conditions d’isolement, de ventilation ou de désenfumage sont-elles toujours adaptées ?

Cette analyse est particulièrement importante dans les bâtiments anciens, dans lesquels les usages ont souvent évolué au fil des années.


4. Les installations techniques : la conformité ne se limite pas au rapport de vérification


Les installations électriques, de chauffage, de ventilation, de désenfumage, les équipements de sécurité incendie ou les installations utilisant des énergies particulières font l’objet de vérifications réglementaires selon les dispositions applicables à l’établissement.

Mais un rapport de vérification favorable ne signifie pas nécessairement que l'ensemble de la stratégie de sécurité incendie est maîtrisé.

Il faut également vérifier :

  • les modifications intervenues depuis la dernière vérification ;

  • l'ajout de nouveaux équipements ;

  • la cohérence entre les installations existantes et les plans ;

  • l'accessibilité des organes de coupure ;

  • l'identification des commandes de sécurité ;

  • les éventuelles observations non levées ;

  • la traçabilité des interventions.

Le règlement prévoit notamment que les installations de sécurité soient maintenues en bon état de fonctionnement et que les opérations d'entretien et les éléments justificatifs soient tracés dans le registre de sécurité.

Le rapport de vérification est donc un outil de prévention.

Il ne doit pas devenir un simple document administratif classé dans un dossier.


5. Le changement d'activité : un événement souvent sous-estimé


Un ERP peut changer considérablement sans changer de bâtiment.

Un restaurant devient une brasserie.

Une boutique devient un espace de restauration.

Un bureau devient un espace de formation.

Une salle polyvalente accueille de nouveaux événements.

Un établissement hôtelier modifie une partie de ses locaux.

Ces changements peuvent avoir des conséquences importantes sur :

  • l'effectif ;

  • le classement ;

  • la nature de l'activité ;

  • les risques particuliers ;

  • les dégagements ;

  • les installations techniques ;

  • les moyens de secours ;

  • les conditions d'évacuation ;

  • les dispositions constructives.

Le règlement de sécurité distingue les prescriptions communes aux ERP et les prescriptions particulières liées aux différents types d'exploitation.

Changer d'activité sans réexaminer la sécurité incendie revient donc à considérer que le risque est resté identique alors que les conditions d'exploitation ont évolué.


Une question simple à poser

« Si je découvrais aujourd'hui cet établissement avec son activité actuelle, est-ce que je concevrais exactement les mêmes mesures de sécurité ? »

Si la réponse est non, une analyse complémentaire est probablement nécessaire.


travaux de modification ou d'exploitation
Un changement d'activité peut modifier les conditions d'exploitation et nécessiter une nouvelle analyse de sécurité incendie.
UN ERP EST UN SYSTÈME

Bâtiment↓

Activité↓

Effectifs↓

Équipements↓

Organisation↓

Risques

6. Les travaux : même une modification apparemment mineure peut avoir des conséquences


L'un des principaux facteurs de dégradation progressive de la sécurité incendie est la réalisation de travaux sans analyse globale de leurs conséquences.

Une cloison déplacée peut modifier un dégagement.

Une nouvelle porte peut modifier un isolement.

Un plafond peut modifier les conditions de désenfumage.

Une décoration peut modifier les caractéristiques des matériaux.

Une modification électrique peut affecter un équipement de sécurité.

Une nouvelle installation de ventilation peut modifier les conditions de fonctionnement du désenfumage.

Le problème est souvent le suivant : chaque modification est considérée isolément.

Or, la sécurité incendie fonctionne comme un système.

Une modification apparemment limitée peut avoir des conséquences sur plusieurs fonctions de sécurité.

Le dossier de sécurité doit notamment permettre de vérifier les dispositions retenues et les travaux réalisés ; l'exploitant doit également pouvoir présenter les documents et rapports nécessaires lors des contrôles.


Le principe PREVISECU

Avant tout travail significatif dans un ERP, il est pertinent de poser trois questions :

Qu'est-ce qui est modifié ?

Quelle fonction de sécurité peut être impactée ?

Une nouvelle autorisation ou une mise à jour documentaire est-elle nécessaire ?

Cette analyse préalable permet souvent d'éviter des difficultés beaucoup plus importantes après réalisation des travaux.


7. Les effectifs : une donnée qui peut changer la sécurité de l'établissement


Le nombre de personnes présentes dans un ERP constitue une donnée fondamentale pour la sécurité incendie.

Or, l'effectif réel peut évoluer avec le temps.

Extension d'une activité, création d'une nouvelle salle, réorganisation des espaces, événement ponctuel, augmentation de la fréquentation : les conditions d'accueil peuvent devenir différentes de celles prises en compte initialement.

L'effectif intervient notamment dans le dimensionnement et l'appréciation des dégagements et des conditions d'évacuation.

Il faut donc distinguer :

l'effectif administratif ou théorique ;

l'effectif autorisé ;

l'effectif réellement présent ;

et, dans certains établissements, les situations de fréquentation exceptionnelle.

Cette analyse est particulièrement importante dans les ERP accueillant régulièrement des manifestations, réunions, repas, spectacles ou événements temporaires.


8. Les consignes et la formation du personnel : la dimension humaine de la sécurité incendie


Un établissement peut disposer d'un excellent système de sécurité incendie et rester vulnérable si les personnes présentes ne savent pas comment réagir.

Le personnel doit connaître notamment :

  • le déclenchement de l'alarme ;

  • la conduite à tenir en cas de découverte d'un incendie ;

  • les modalités d'alerte des secours ;

  • les itinéraires d'évacuation ;

  • les points de rassemblement ;

  • les conditions particulières d'évacuation ;

  • l'utilisation des moyens de première intervention lorsque cela est prévu.

Pour certaines catégories d'ERP, le règlement prévoit explicitement l'instruction du personnel et son entraînement à la manœuvre des moyens de secours.

La question à se poser n'est donc pas seulement :

« Les consignes sont-elles affichées ? »

Mais :

« Si un incendie se déclarait maintenant, le personnel saurait-il réellement quoi faire ? »

Une consigne inconnue est une consigne inefficace.


9. Le registre de sécurité : un outil de pilotage, pas une simple obligation documentaire


Le registre de sécurité constitue un élément central du suivi de l'ERP.

Il doit notamment permettre de retrouver les informations relatives aux contrôles et vérifications, aux consignes, au personnel chargé de la sécurité, ainsi qu'aux travaux et transformations réalisés.

Mais son intérêt dépasse largement la présentation du document lors d'une commission de sécurité.

Un registre correctement tenu permet de reconstituer l'histoire de l'établissement :

Qu'est-ce qui a été contrôlé ?

Quand ?

Quelles observations ont été formulées ?

Quelles actions ont été réalisées ?

Quels travaux ont été entrepris ?

Quels équipements ont été remplacés ?

Quelles prescriptions restent à traiter ?

Un registre de sécurité bien tenu devient ainsi un véritable tableau de bord de la prévention incendie.

À l'inverse, un registre incomplet peut rendre difficile l'appréciation de la situation réelle de l'établissement.


Le registre de sécurité ne constitue donc pas seulement un document présenté lors d'une commission : il participe à la traçabilité de l'exploitation et des mesures de sécurité mises en œuvre dans l'établissement.

10. La préparation d'une commission de sécurité ne doit pas commencer quelques jours avant la visite


Une commission de sécurité n'est pas un audit surprise que l'on prépare dans l'urgence.

La visite doit plutôt être considérée comme l'aboutissement d'un suivi régulier.

Lors d'une visite, la commission de sécurité examine notamment les conditions de sécurité de l'établissement, l'état et le fonctionnement des installations et équipements concernés, ainsi que les conditions d'exploitation au regard des prescriptions applicables.

Une préparation efficace consiste donc à réaliser régulièrement une revue de sécurité portant sur :

  • les dégagements ;

  • les portes et dispositifs de compartimentage ;

  • les installations techniques ;

  • le désenfumage ;

  • l'alarme et le SSI ;

  • les moyens d'extinction ;

  • l'éclairage de sécurité ;

  • les locaux à risques ;

  • les plans et consignes ;

  • le registre de sécurité ;

  • les rapports de vérification ;

  • les prescriptions antérieures ;

  • les travaux réalisés depuis la dernière visite.

L'objectif n'est pas de « préparer l'ERP pour la commission ».

L'objectif est de faire en sorte que l'établissement soit réellement maintenu en condition de sécurité toute l'année.

bilan de conformité et confrontation à la réalité du terrain
La conformité réglementaire doit être confrontée à la situation réelle de l'établissement.


Conformité et sécurité réelle : deux notions à ne pas confondre

C'est probablement le point le plus important à retenir.

Un ERP peut disposer :

  • d'une autorisation d'ouverture ;

  • d'un avis favorable d'une commission de sécurité ;

  • de rapports de vérification ;

  • d'un registre de sécurité ;

  • d'un système de sécurité incendie conforme ;

et néanmoins présenter aujourd'hui des conditions d'exploitation différentes de celles qui avaient été examinées.

Pourquoi ?

Parce qu'un ERP est un système vivant.

Son activité évolue.

Ses occupants évoluent.

Ses équipements vieillissent.

Ses locaux sont transformés.

Ses effectifs peuvent augmenter.

Son organisation change.

Des travaux sont réalisés.

Des habitudes apparaissent.

La sécurité incendie doit donc être considérée comme une démarche continue de maîtrise des risques.

CONFORMITÉ

SITUATION RÉELLE

Autorisation d'ouverture

Conditions actuelles d'exploitation

Avis favorable

État réel de l'établissement

Rapports de vérification

Fonctionnement réel des équipements

Documents de sécurité

Modifications réalisées

Prescriptions

Actions effectivement réalisées

Les 10 questions que tout exploitant devrait se poser régulièrement

Pour réaliser un premier autodiagnostic, posez-vous les questions suivantes :

  1. Les dégagements sont-ils toujours libres et utilisables immédiatement ?

  2. Les portes résistantes au feu et dispositifs de compartimentage fonctionnent-ils réellement comme prévu ?

  3. Les locaux de stockage correspondent-ils toujours à leur destination et à leur niveau de risque ?

  4. Des équipements ou installations ont-ils été ajoutés depuis la dernière analyse de sécurité ?

  5. L'activité exercée est-elle toujours celle qui a été prise en compte lors du classement et des autorisations ?

  6. Des travaux ont-ils modifié les volumes, cloisonnements, dégagements ou installations ?

  7. L'effectif réellement accueilli correspond-il aux hypothèses retenues pour l'établissement ?

  8. Le personnel connaît-il réellement les consignes à appliquer en cas d'incendie ?

  9. Le registre de sécurité est-il complet, actualisé et exploitable ?

  10. Les prescriptions et observations des précédentes vérifications ou commissions ont-elles toutes été traitées ?

Comment interpréter cet autodiagnostic ?
Une réponse négative ou incertaine ne signifie pas nécessairement que l'établissement est non conforme.

Elle constitue en revanche un signal nécessitant une vérification.

Plus les réponses incertaines concernent des fonctions essentielles — évacuation, compartimentage, désenfumage, installations de sécurité, effectifs ou conditions d'exploitation — plus il est pertinent de réaliser une analyse approfondie.

Que faire lorsqu'un doute apparaît ?


Il n'est pas toujours nécessaire d'engager immédiatement des travaux importants.

La première étape consiste à qualifier précisément l'écart.

Un écart peut relever :

  • d'un défaut d'entretien ;

  • d'une mauvaise pratique d'exploitation ;

  • d'une modification non documentée ;

  • d'une évolution de l'activité ;

  • d'un défaut technique ;

  • d'une prescription non levée ;

  • ou d'une véritable non-conformité nécessitant une action corrective.

La réponse doit donc être proportionnée au risque.

Dans certains cas, une modification de l'organisation ou des pratiques suffit.

Dans d'autres, une intervention technique est nécessaire.

Et lorsqu'une modification importante est envisagée, une analyse réglementaire préalable peut éviter de réaliser des travaux qui devront ensuite être repris.

DE LA CONFORMITÉ À LA MAÎTRISE DU RISQUE

DIAGNOSTIQUER → HIÉRARCHISER → CORRIGER → SUIVRE

L'approche PREVISECU : passer d'une logique de conformité à une logique de maîtrise du risque

Chez PREVISECU, la prévention incendie d'un ERP ne se limite pas à vérifier si un équipement est présent ou si un document existe.

L'objectif est de comprendre la cohérence globale entre :


le bâtiment → l'activité → les occupants → les équipements → l'organisation → les risques → les exigences réglementaires.


Cette approche permet notamment d'identifier les écarts qui ne sont pas toujours visibles lors d'une simple lecture documentaire.

Un audit de sécurité incendie peut ainsi permettre de dresser une photographie objective de la situation réelle de l'établissement et de hiérarchiser les actions à entreprendre.

L'objectif n'est pas de produire une liste interminable de remarques.

Il est de répondre à trois questions :

Quel est le niveau de risque actuel ?

Quels sont les écarts prioritaires ?

Quelles actions permettent de rétablir ou d'améliorer le niveau de sécurité avec le meilleur rapport efficacité/coût ?

À retenir


La sécurité incendie d'un ERP ne s'arrête pas le jour de son ouverture.

Elle doit être maintenue pendant toute la durée de son exploitation.

Les principaux risques de dérive sont souvent très concrets : dégagements encombrés, portes coupe-feu neutralisées, stockage accru, travaux successifs, changement d'activité, évolution des effectifs, installations modifiées ou documentation insuffisamment suivie.

La conformité réglementaire constitue une base indispensable.

Mais la véritable question est celle du maintien dans le temps des conditions de sécurité.

Un ERP sûr n'est pas simplement un ERP qui a été conforme.

C'est un ERP dont la sécurité est régulièrement vérifiée, entretenue, documentée et adaptée à son exploitation réelle.


Besoin d'un regard extérieur sur votre ERP ?


Vous êtes propriétaire, exploitant, collectivité, architecte ou gestionnaire d'un établissement recevant du public ?

PREVISECU peut vous accompagner pour :

  • réaliser un audit de sécurité incendie ;

  • identifier les écarts réglementaires et les situations à risque ;

  • analyser l'impact de travaux ou d'une modification d'activité ;

  • préparer une commission de sécurité ;

  • mettre à jour votre documentation de sécurité ;

  • établir un plan d'actions hiérarchisé.

La prévention incendie ne consiste pas uniquement à être conforme le jour du contrôle. Elle consiste à rester en sécurité entre deux contrôles.

Contactez PREVISECU pour étudier votre situation et définir le niveau d'accompagnement adapté à votre établissement.



FAQ – Sécurité incendie et exploitation d'un ERP


L'exploitant est notamment responsable du respect des règles de sécurité applicables à son établissement dans les conditions prévues par la réglementation. Il doit assurer le maintien des équipements, l'organisation de la sécurité et la tenue des documents requis.

Oui. Un avis favorable correspond à une situation examinée à un moment donné. Si l'activité, les locaux, les effectifs, les installations ou les conditions d'exploitation évoluent, la situation peut nécessiter une nouvelle analyse.

La fréquence dépend notamment du type et de la catégorie de l'établissement. Les ERP des quatre premières catégories sont soumis à des visites périodiques selon les dispositions applicables à leur type et à leur catégorie.

Mais une démarche de prévention efficace ne doit pas attendre la prochaine commission pour identifier une anomalie.

Une analyse de l'impact des travaux sur la sécurité incendie est à réaliser lorsque ceux-ci sont susceptibles de modifier les dispositions de sécurité ou les conditions d'exploitation. Selon la nature des travaux et de l'établissement, des procédures d'autorisation et des contrôles spécifiques peuvent être nécessaires.

Oui. Le règlement de sécurité prévoit la tenue d'un registre de sécurité pour les ERP, selon les dispositions applicables à l'établissement.. Il doit notamment permettre de conserver les informations relatives aux contrôles, vérifications, consignes, personnel chargé de la sécurité et travaux réalisés. Il peut être tenu sous forme papier ou dématérialisée.


Dans certaines configurations, des portes résistantes au feu peuvent être maintenues ouvertes sous réserve de respecter les dispositions réglementaires applicables et de permettre leur fermeture dans les conditions prévues. Une porte simplement bloquée ouverte avec une cale ou un objet ne constitue pas une solution réglementaire.

Parce qu'un audit peut examiner la cohérence globale entre la réglementation, les documents, l'état réel du bâtiment et les conditions d'exploitation. Il peut également identifier des évolutions intervenues depuis la dernière visite ou le dernier contrôle.

Ce n'est pas nécessairement l'âge du bâtiment lui-même. Le risque peut surtout résulter de l'accumulation de modifications, de changements d'usage, de travaux successifs et d'évolutions des conditions d'exploitation sans réévaluation globale de la sécurité.

Il n'existe pas une seule situation dans laquelle la sécurité incendie d'un ERP doit être réévaluée. Une nouvelle analyse devient particulièrement pertinente dès lors que les conditions ayant servi à définir les mesures de sécurité évoluent.

C'est notamment le cas lors :

  • de travaux ou de modifications des locaux ;

  • d'un changement ou d'une évolution de l'activité ;

  • d'une augmentation significative des effectifs ;

  • d'une modification des conditions d'évacuation ;

  • de la création ou de la modification de locaux à risques ;

  • de modifications des installations techniques ou des équipements de sécurité ;

  • de l'apparition de nouvelles contraintes liées à l'exploitation ;

  • de prescriptions formulées par une commission de sécurité ;

  • ou lorsqu'un doute apparaît sur l'adéquation entre les dispositions existantes et l'exploitation réelle.

Le règlement de sécurité prend notamment en compte l'historique des principales modifications effectuées dans l'établissement, ce qui montre l'importance du suivi des évolutions du bâtiment et de son exploitation.

Il n'est donc pas nécessaire d'attendre une visite de commission pour s'interroger sur le niveau de sécurité.

Le bon réflexe consiste à réévaluer la situation dès qu'un changement significatif est susceptible d'avoir une incidence sur l'évacuation, le compartimentage, le désenfumage, les installations de sécurité, les moyens de secours ou les conditions d'exploitation.

Oui, lorsque les travaux ont une incidence sur la sécurité ou sur les conditions d'exploitation de l'ERP, le registre de sécurité doit être actualisé afin de conserver une traçabilité cohérente de la vie de l'établissement.

Le registre de sécurité constitue notamment un support permettant de retrouver les informations relatives à l'établissement, aux consignes, aux contrôles et vérifications ainsi qu'aux événements et modifications intéressant la sécurité.

Le règlement de sécurité prévoit par ailleurs que l'exploitant puisse présenter à la commission de sécurité le registre de sécurité et, lors de certaines vérifications, les documents techniques mis à jour après l'exécution des travaux.

Après des travaux, l'exploitant doit donc vérifier que les documents concernés sont cohérents avec la situation réelle de l'établissement : plans, notices ou dossiers techniques, rapports de vérification, prescriptions éventuelles et éléments de traçabilité dans le registre de sécurité.

Le registre de sécurité ne doit donc pas être considéré comme un document que l'on met à jour uniquement à l'approche d'une commission. C'est un outil de suivi de l'exploitation et de traçabilité de la sécurité de l'ERP.

Oui. Un changement d'activité peut modifier les conditions d'exploitation de l'ERP et, selon sa nature et ses conséquences, conduire à une réévaluation de son classement et des dispositions de sécurité applicables.

Le changement d'activité peut notamment modifier :

  • la nature des risques ;

  • le nombre et le profil des occupants ;

  • les effectifs admissibles ;

  • les conditions d'évacuation ;

  • les locaux à risques ;

  • les besoins en désenfumage ;

  • les installations techniques ;

  • les moyens de secours ;

  • ou encore les dispositions constructives et d'aménagement à prendre en compte.

Le règlement de sécurité prévoit d'ailleurs, selon les types d'ERP, des dispositions spécifiques pour les établissements faisant l'objet de modifications susceptibles d'avoir une incidence sur le niveau de sécurité. Par exemple, pour certains établissements, les « modifications » comprennent notamment les aménagements pouvant entraîner une évolution significative du niveau de sécurité.

Il ne faut donc pas raisonner uniquement en termes de changement de nom ou de destination commerciale du local.

La véritable question est : l'activité nouvelle crée-t-elle des conditions d'exploitation ou des risques différents de ceux qui avaient été pris en compte lors de la conception ou de la dernière analyse de l'établissement ?

Si la réponse est oui, une analyse réglementaire et technique est nécessaire avant la mise en œuvre du changement.

Dans tous les cas, le bon réflexe consiste à ne pas attendre une visite de commission pour identifier une éventuelle évolution du niveau de sécurité : la prévention incendie se pilote pendant toute la durée d'exploitation de l'ERP.

Votre ERP a évolué depuis sa dernière analyse ?

Travaux, changement d'activité, évolution des effectifs, modification des locaux ou simplement un doute sur votre niveau de sécurité ?

PREVISECU peut réaliser une analyse de votre situation et vous proposer une feuille de route hiérarchisée.



 
 
 

Commentaires

Noté 0 étoile sur 5.
Pas encore de note

Ajouter une note
bottom of page